Le socle du yoga sensoriel

Gymnastique sensorielle : la gymnastique lente pour sentir ton corps

Une gymnastique lente, assise, au sol et debout, où l’on ne cherche pas l’amplitude mais la perception. Tu apprends à sentir ton mouvement de l’intérieur, et c’est souvent là que le corps se détend vraiment.

Tous niveaux · Assis, au sol, debout · Aucun matériel

Pratique lente au sol, genoux fléchis, pendant un cours de gymnastique sensorielle

Comprendre

Qu’est-ce que la gymnastique sensorielle ?

La gymnastique sensorielle est une pratique gestuelle lente et codifiée, créée par Danis Bois à partir des années 1980, dans le prolongement de son travail sur les fascias et de la pédagogie perceptive. Son idée de départ est simple : nous bougeons beaucoup, mais nous sentons très peu nos mouvements. On se lève d’une chaise, on tourne la tête, on se penche, sans savoir vraiment comment on s’y prend.

La gymnastique sensorielle propose de faire l’inverse : des gestes simples (avancer et reculer le buste, s’incliner, tourner, ouvrir les bras), réalisés bien plus lentement qu’au quotidien, avec une attention tournée vers ce qui se passe à l’intérieur. Le but n’est pas de faire un beau mouvement, mais de le sentir naître, se dérouler et se terminer.

C’est pour cela qu’on la décrit souvent comme une gymnastique lente. Elle est plus lente que le tai-chi, plus attentive que la gym douce, et elle ne cherche pas l’étirement comme le stretching. Elle entraîne d’abord la perception : sentir ton corps, ses appuis, ses directions, la manière dont un geste traverse le corps entier.

Guidage lent du mouvement des bras en position assise

Les repères

Quatre repères pour sentir au lieu de forcer

01La lenteurRalentir ne sert pas à se calmer seulement : à vitesse lente, le cerveau a le temps de percevoir ce qu’il fait d’habitude en automatique.

02Le point d’appuiChaque geste part d’un appui : le bassin sur la chaise, les pieds au sol. Le sentir donne de la stabilité sans raideur.

03Les directionsAvant-arrière, droite-gauche, haut-bas, rotations : on explore une direction à la fois, pour retrouver celles que le corps n’emprunte plus.

04La globalitéUn geste du bras se prolonge dans le dos, le bassin, les jambes. C’est la continuité des fascias que l’on apprend à sentir.

La méthode

Mouvements codifiés et mouvements libres

Une séance alterne deux façons de bouger.

Les mouvements codifiés

Ce sont des enchaînements précis, appris pas à pas et toujours dans le même ordre, un peu comme une chorégraphie très lente. La progression est organisée en degrés. Le premier degré se pratique sur place et compte sept séquences aux noms imagés : La Fleur, La Respiration, L’Envol, L’Interlude, La Vague, La Grande Roue, puis leur enchaînement complet. Répéter la même forme n’a rien de mécanique : c’est justement parce que le geste est connu que l’attention peut se poser sur la sensation.

→ Les séquences du premier degré, une par une

Les mouvements libres

Une fois le corps disponible, on laisse le geste se chercher lui-même : une direction, une amplitude, un rythme qui viennent de l’intérieur plutôt que d’une consigne. C’est souvent le moment où l’on découvre des mouvements qu’on ne se savait pas capable de faire.

→ Des exercices de gymnastique sensorielle à faire chez toi

Essayer maintenant · 5 minutes

Une première exploration, assis sur une chaise

01

S’installer

Assieds-toi au bord de la chaise, pieds à plat, mains sur les cuisses. Sens le contact des ischions sur l’assise : c’est ton point d’appui.

02

Avancer, très lentement

Laisse le buste partir vers l’avant, d’un seul bloc, en dix secondes environ. Le bassin roule sur l’assise. Arrête-toi avant que le dos ne s’arrondisse.

03

Revenir, puis reculer

Reviens au centre à la même vitesse, puis laisse le buste partir légèrement vers l’arrière. Observe le moment exact où le mouvement change de direction.

04

Ralentir encore

Fais trois allers-retours, chacun un peu plus lent que le précédent. Puis arrête-toi au centre et remarque ce qui a changé : le dos, la respiration, le poids du corps.

Ce que l’on observe

Ce que tu pourrais ressentir

Chacun vit la pratique à sa façon. Dans nos cours, les retours qui reviennent le plus souvent sont :

  • une sensation de dos plus long, plus « habité », après quelques minutes ;
  • une respiration qui ralentit d’elle-même, sans qu’on la dirige ;
  • la découverte de zones qu’on ne sentait plus : entre les omoplates, le bas du dos, la nuque ;
  • une détente qui ne ressemble pas à l’affaissement : on se sent posé et disponible à la fois ;
  • pour celles et ceux qui pratiquent le yoga, le Pilates ou un sport, des gestes plus précis et plus économes.

Une pratique de bien-être, pas un soin. La gymnastique sensorielle peut accompagner un quotidien plus serein et un corps plus mobile. Elle ne remplace pas un avis médical : en cas de douleur vive, récente ou qui s’aggrave, consulte d’abord un professionnel de santé.

Pratiquer avec nous

Le socle du yoga sensoriel et de D.flow

Au Retour du Yogi, la gymnastique sensorielle de Danis Bois n’est pas une discipline à part : c’est la base de tout ce que nous enseignons. On apprend d’abord à percevoir, puis on porte cette perception dans le mouvement somatique et dans les postures de yoga.

Exploration lente au sol, bras ouverts

Chaque lundi · 12 h 15 · 15 €

Le cours D.flow

50 minutes en direct sur Zoom, inspirées de la gymnastique sensorielle et de la pédagogie perceptive de Danis Bois. La pause somatique du lundi midi.

Écoute du dos en position assise pendant un atelier

Chaque 3ᵉ dimanche · 49 €

Les ateliers du dimanche

Trois heures pour approfondir un thème. La dynamique de la gymnastique sensorielle est présente dans chaque atelier. Replay inclus.

Pratique de mouvement lent au sol, genoux fléchis

Programme en préparation

Le yoga des fascias

Le programme de yoga sensoriel commence par la gymnastique sensorielle, puis porte cette perception dans les postures.

Approfondir

Aller plus loin dans la gymnastique sensorielle

Pour lire : Agnès Noël, La gymnastique sensorielle selon la méthode Danis Bois, éditions Point d’Appui. Le texte de cette page est le nôtre ; il s’appuie sur notre pratique et nos cours.

Questions fréquentes

Tes questions sur la gymnastique sensorielle

Qui a créé la gymnastique sensorielle ?

Danis Bois, kinésithérapeute et chercheur, l’a développée à partir des années 1980, en même temps que la fasciathérapie et la pédagogie perceptive. Elle est aujourd’hui enseignée par des praticiens formés à sa méthode.

Quelle différence avec la gym douce ?

La gym douce cherche surtout à entretenir la mobilité sans brusquer le corps. La gymnastique sensorielle va plus loin dans la lenteur et place l’attention au centre : on apprend à sentir le geste, ses appuis et ses directions, et non seulement à le faire en douceur. Si c’est une gym douce en ligne que tu cherches, notre cours du lundi midi réunit les deux.

Qu’est-ce qu’une gymnastique lente ?

C’est une gymnastique où l’on ralentit volontairement chaque geste, bien en dessous de la vitesse du quotidien. Ce n’est pas pour se ménager : à vitesse lente, le cerveau a le temps de sentir le mouvement, ses appuis et ses directions. La gymnastique sensorielle en est la forme la plus aboutie, avec des enchaînements codifiés et des mouvements libres.

La gymnastique lente convient-elle aux seniors ?

Oui. Les gestes sont sans impact, de petite amplitude, et beaucoup se font assis sur une chaise. Elle entretient la mobilité, l’équilibre et la proprioception sans brusquer le corps. En cas de douleur vive, de vertiges ou de chutes répétées, demande d’abord l’avis d’un professionnel de santé.

Faut-il être souple ou sportif ?

Non. Les mouvements sont de petite amplitude et se pratiquent souvent assis. La pratique convient aux débutants, aux personnes raides ou sédentaires comme aux sportifs et aux pratiquants de yoga qui veulent affiner leur perception.

Peut-on la pratiquer en ligne ?

Oui. Une chaise et un tapis suffisent. Le cours D.flow du lundi midi, en direct sur Zoom, le coaching somatique de Nicolas, s’en inspire directement, et chaque atelier du dimanche en reprend la dynamique.

Combien de temps pratiquer ?

Dix minutes par jour valent mieux qu’une longue séance de temps en temps. La régularité aide le corps à garder ce qu’il a découvert.

Quel lien avec les fascias ?

Les fascias relient tout le corps et sont très riches en récepteurs sensoriels. Un mouvement lent et attentif les sollicite en douceur et rend leur continuité perceptible : c’est ce lien qui fait de la gymnastique sensorielle le socle du yoga des fascias.

Commencer

Ralentir, c’est déjà commencer

Rejoins D.flow, le cours du lundi midi : 50 minutes pour sentir ton corps autrement, sans performance et sans matériel.