Les 7 séquences de la gymnastique sensorielle : La Fleur, La Vague, La Grande Roue…
Le premier degré de la gymnastique sensorielle se pratique sur place, sans déplacement. Il compte sept séquences, chacune avec un nom imagé et une intention propre. Mises bout à bout, elles forment un enchaînement d’une vingtaine de minutes. Voici à quoi sert chacune, et ce qu’elle peut te faire découvrir.
Pourquoi des séquences codifiées ?
Une séquence est une suite précise de mouvements, toujours dans le même ordre. Ce cadre fixe a une raison d’être : quand tu n’as plus à te demander « et maintenant ? », ton attention se libère pour la sensation. La forme reste fidèle à la méthode de Danis Bois ; ce qui change d’une personne à l’autre, c’est ce qu’elle y découvre. On apprend chaque séquence en trois répétitions : une pour la forme, une pour les repères, une pour la sensation.
1. La Fleur : s’ancrer et s’ouvrir
La première séquence, et la porte d’entrée de toute la méthode. En une dizaine de sous-séquences, elle explore les appuis et la gravité : glissements latéraux, déplacements du tronc, fente arrière, rotation, bascule, verticalités. Comme une fleur qui s’ouvre et se referme, elle alterne des mouvements qui rassemblent et des mouvements qui déploient. C’est aussi la séquence de référence : on y revient chaque fois qu’on a besoin de retrouver de la stabilité.
2. La Respiration : le corps entier comme un poumon
Malgré son nom, on n’y dirige pas le souffle. Montées, descentes, poussées, élévations des bras, fentes : les mouvements s’ouvrent et se referment au rythme d’une respiration ample, et c’est le geste qui entraîne l’air, pas l’inverse. Beaucoup de pratiquants y découvrent une respiration plus large, qui s’installe d’elle-même.
3. L’Envol : s’alléger
Glissements latéraux, cercles, élévation, extension, rotation : l’Envol cherche la légèreté. Les bras accompagnent le tronc dans des trajectoires plus amples. C’est une séquence ludique, où l’on joue avec l’équilibre sans jamais le perdre.
4. L’Interlude : changer de direction avec aisance
Courte, l’Interlude sert de pont entre deux séquences. Elle apprend à pivoter, à réorienter tout le corps dans l’espace sans à-coup. C’est un moment de transition, souvent celui où l’on sent le mieux la continuité du mouvement.
5 et 6. La Vague : l’onde qui traverse le corps
En deux parties, la Vague fait circuler une ondulation des pieds à la tête, puis dans l’autre sens. Elle prolonge le travail de la reptation : la colonne cesse d’être un bloc, le mouvement passe de région en région. C’est une séquence fluide et enveloppante, souvent très appréciée.
7. La Grande Roue : dessiner l’espace
Dernière séquence du premier degré, la Grande Roue trace de grands cercles avec le tronc et les bras, dans plusieurs plans. Elle rassemble ce que les séquences précédentes ont éveillé : appuis, directions, continuité. On la termine souvent avec une sensation d’amplitude et de calme.
Comment apprendre les séquences
Les séquences se transmettent difficilement par écrit : il faut les voir, les entendre guider et les répéter. Commence par les six exercices de la colonne, qui en sont les briques de base. Puis rejoins un cours : D.flow, le lundi midi, s’en inspire directement, et les ateliers du dimanche permettent d’en explorer une en profondeur.
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Pratiquer avec nous
Le cours D.flow, chaque lundi de 12 h 15 à 13 h 05 sur Zoom, s’inspire directement de la gymnastique sensorielle et de la pédagogie perceptive, deux approches créées par Danis Bois. Et chaque atelier du dimanche en reprend la dynamique, trois heures durant.